Le site officiel de Marie Gémeaux © MFGD 2015 Souk el Arba du Gharb ...dont j’appris les bleds et les grands espaces, les douars tapis aux creux des terres ocres, la vallée verte du Dadaa,   avec ses cactus, ses fontaines et ses fleurs multiples et la médina aux parfums âcres et musqués des hommes, aux senteurs fauves des moutons, à celles plus douceâtres des épices colorées dans les magnifiques marchés où l’on buvait à la gargoulette.   J’y rencontrai aussi les vestiges d’une guerre que je n’ai pas connue, mais qui, par la main maladroite d’une amie armée d’une barre de fer oubliée dans une camionnette militaire, me tomba brutalement sur la tête le jour de mes 8 ans me laissant une cicatrice indélébile. Peut-être ce qui me fit écrire, quelques années plus tard.  Souk el Arba où mon domicile s’établit, successivement dans quatre maisons - selon l’incidence des enfants - dont j’ai gardé clairement le souvenir et la nostalgie de la dernière villa avec sa véranda, son immense tonnelle de glycine, ses hibiscus, son figuier, son néflier... Mon instruction y commença à l’école puis au collège de la mission française, dans le privilège des enfants d’enseignants et dans l’injustice occasionnée par la nécessité de l’exemple, et ressentie par la petite fille modèle très souvent jalousée. Mes parents, en effet, enseignaient tous les deux dans mon établissement : l’une, le français, l’autre l’éducation physique. J’étais une bonne élève, mais les matières secondaires étant survolées, voire complètement négligées, je n’eus quasiment aucun cours de solfège, ni de latin d’ailleurs. Dommage !  En peuvent témoigner mes anciens camarades dont le souvenir me revient... et mon professeur de danse, Madame Peter, ancienne danseuse étoile, qui m'a donné dès l'age de 5 ans à travers le ballet, l'amour de la muique, de la chorégraphie et de la mise en scène... bref ! La passion de l'art et tout ce qui en découle... le goût de la création.