Le site officiel de Marie Gémeaux © MFGD 2015 La plage de Moulay Bousselham ...qui resta présente jusqu’à ces dernières années et fit le lien, nous accueillant tout au long de l’année, pour les vacances et les jours de chergui, et la famille et les amis de passage, au bord de l’océan, sur la propriété du vétéran, mon grand-père, qui traça la première route avec une autre famille de la région. La plage de Bousselham, qui s'imposa dans mon univers, dès le premier mois de ma naissance, sous la guitoune d'abord, puis dans un châlet – un cabanon, disait-on - , enfin, dans la maison agrandie, avec ses dépendances en dur, pour recevoir, plus tard, l'été, les enfants tous mariés et les petits. Bousselham- ou Moulay , où j’écrivais poèmes et nouvelles et tous textes divers, en paressant sur mon lit, bien à l’abri , du mouvement incessant qui agitait le salon visité par la famille et les amis qui traversaient le jardin quelquefois pour saluer la sauvageonne. Moulay, avec sa presqu’île et sa merja, ses dunes et ses forêts- non pas de pins mais d’eucalyptus et de mimosas, [POUR LIRE LE POEME, cliquez ici] -  qui était en réduction ,même en ce qui concerne les bateaux et les maisons , le bassin d’Arcachon où je vis maintenant et auquel il ne manque que les criques dans lesquelles  nous pêchions et cherchions nos repères et puis les coquillages à portée de main que nous dégustions sitôt cueillis ,sur le sable  ou  les rochers Moulay, que je vis des années durant, dévoré par la mer qui arrachait un café, trois maisons, un bout de dune, un escalier, élargissant le goulet ou le canionisant, jetant par là une nouvelle île, recouvrant des rochers, redessinant la plage, rendant mes grottes inaccessibles, apportant chaque année son flux d’émotions et de tensions, sans compter l’agrandissement de la station, l’afflux des grandes villas, la modernisation du marché, l’arrivée de la mosquée  pas loin du marabout qui domine le capricieux goulet aux choix imprévisibles surprenant les baigneurs, gratifiant les pêcheurs ou les pénalisant d’un parcours plus rude en flucas ( les barques), de nouveaux coins à découvrir , à apprivoiser, de trous à mériter où le poisson s’est réfugié. Moulay qui m’a encore peu inspirée et dont j’ai tant à raconter…...Moulay où j’avais d’autres copains ou relations : Bousselham,,, dont j’ai brossé le portrait dans un ou deux poèmes la plage des matinées de bains en famille, des rêveries, crayon et papier en main ,des premières amours et des copains, avec qui j’allais passer la soirée sur la plage les jours de chergui, traverser le goulet ou danser sous l’ œil inquiet de mes parents. Bousselham que j’abandonnais, un été sur deux pour me rendre en France – tournée de la famille et séjour chez mes grand-parents, à Belfort généralement, où ma grand-mère se désolait de me voir noircir du papier ou dévorer des livres et des revues, vautrée sur mon lit des heures durant., à Soulce quelquefois, dans leur maison de campagne , au confort très sommaire., qui me rappelait Heïdi, plantée dans une montagne où l’on cueillait serpolet et gentianes, en haut des pâturages où engraissaient les vaches.